"Humanitaires", "activistes"... comment les médias parlent des passagers de la flottille
Lundi, l'armée israélienne a arraisonnée "la flottille de la liberté", convoi pro-palestinien. En 4 jours, il est intéressant d'observer le traitement médiatique des journaux et sites Web d'infos sur ce sujet. Notamment sur la responsabilité d'Israël, unaniment condamné le mardi, puis quelque peu réhabilité le mercredi et jeudi. Et aussi sur le vocabulaire employé pour qualifier les hommes du convoi pro-palestinien: des "humanitaires", puis des "militants", et enfin des "activistes". Décryptage.
Vous avez dit activistes ET "militants"?
Les agences de presse (AFP, Reuters, AP) ont utilisé depuis le début de la crise le terme "d'activistes" comme synonyme de "militants".
Vous avez dit "activistes" depuis le début?
Ha'aretz, journal de gauche israélien, continue d'utiliser le terme "d'activiste".
Vous avez dit "humanitaires"?
C'était le cas de la majorité des quotidiens, sites, télés, le jour et l'immédiat après-raid. Ainsi, ces quotidiens algériens, unes relevées par Arrêts sur Images.
On assiste à un glissement sémantique dans les titres. Ainsi, le site de France 24 parle de d'humanitaires du 31 mai au 1er juin à 6 reprises, en alternance avec le terme "militants" (les 31 mai et 1er juin). Depuis le 1er, on ne parle plus que d'activistes ici, ici et là (une première occurence remonte au 31 mai).
On pourra chercher longtemps le mot "activiste" sur L'Humanité.fr. Pas de trace là, là, là ou encore là. Dans le quotidien communiste, on insiste sur le côté humanitaire de la flottile, victime de la "tragédie" et de la "barbarie". Tout juste parle-t-on de "passagers".
Vous avez dit "humanitaires" puis "militants" puis "activistes"?
Le premier jour, le ton était à l'indignation. Le lendemain, à une certaine prise de distance et une analyse de la décision israélienne d'organiser le raid. La bataille de com' autour de l'évènement avait commencé. Et depuis mercredi, on se penche sur l'identité des passagers des navires: des députés, un auteur de polars connus et... des membres d'associations plus ou moins liées au Hamas ou à des mouvements islamistes.
Le traitement des "unes" de Libération laisse percevoir une inflexion dans le vocabulaire utilisé dans le conflit (de gauche à droite: mardi, mercredi et jeudi).
Conclusion provisoire
Jeudi, à J+4, la flottille est toujours dans l'actu. Et si l'on n'emploie quasiment plus le terme "humanitaires" dans les articles sur les sites Web d'infos, on mélange encore "activistes" et "militants". Le Nouvel Obs.com parle ainsi de "militants" dans l'un de ses titres ce jeudi matin, "Israël expulse tous les militants de la flottille", tandis que La Depeche.fr, sur le même angle parle d'"activistes", "Israël. Expulsions des activistes sous tension".
Vous avez dit activistes ET "militants"?
Les agences de presse (AFP, Reuters, AP) ont utilisé depuis le début de la crise le terme "d'activistes" comme synonyme de "militants".
Vous avez dit "activistes" depuis le début?
Ha'aretz, journal de gauche israélien, continue d'utiliser le terme "d'activiste".
Vous avez dit "humanitaires"?
C'était le cas de la majorité des quotidiens, sites, télés, le jour et l'immédiat après-raid. Ainsi, ces quotidiens algériens, unes relevées par Arrêts sur Images.
La une des journaux algériens le lendemain du raid sur la flotille.
On assiste à un glissement sémantique dans les titres. Ainsi, le site de France 24 parle de d'humanitaires du 31 mai au 1er juin à 6 reprises, en alternance avec le terme "militants" (les 31 mai et 1er juin). Depuis le 1er, on ne parle plus que d'activistes ici, ici et là (une première occurence remonte au 31 mai).
On pourra chercher longtemps le mot "activiste" sur L'Humanité.fr. Pas de trace là, là, là ou encore là. Dans le quotidien communiste, on insiste sur le côté humanitaire de la flottile, victime de la "tragédie" et de la "barbarie". Tout juste parle-t-on de "passagers".
Vous avez dit "humanitaires" puis "militants" puis "activistes"?
Le premier jour, le ton était à l'indignation. Le lendemain, à une certaine prise de distance et une analyse de la décision israélienne d'organiser le raid. La bataille de com' autour de l'évènement avait commencé. Et depuis mercredi, on se penche sur l'identité des passagers des navires: des députés, un auteur de polars connus et... des membres d'associations plus ou moins liées au Hamas ou à des mouvements islamistes.
Le traitement des "unes" de Libération laisse percevoir une inflexion dans le vocabulaire utilisé dans le conflit (de gauche à droite: mardi, mercredi et jeudi).
Montage Le Post
France 24 consacre un reportage critiqué par Arrets sur images sur l'ONG turque IHH, qui ne nie pas ses liens avec le Hamas. Dans le sujet, reproche ASI, "le ton du commentaire est soupçonneux mais ne donne pas d'informations justifiant ces soupçons".
Conclusion provisoire
Jeudi, à J+4, la flottille est toujours dans l'actu. Et si l'on n'emploie quasiment plus le terme "humanitaires" dans les articles sur les sites Web d'infos, on mélange encore "activistes" et "militants". Le Nouvel Obs.com parle ainsi de "militants" dans l'un de ses titres ce jeudi matin, "Israël expulse tous les militants de la flottille", tandis que La Depeche.fr, sur le même angle parle d'"activistes", "Israël. Expulsions des activistes sous tension".
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